lundi 13 juin 2011

Rock et Traditionnel québécois

C’est armé de mon parapluie et mes bottes de pluie que j’allais affronté cette 4ième soirée aux FrancoFolies, quand Dame Nature a décidée de donner un répit aux festivaliers en offrant une belle soirée sans averses. Au programme: Les Respectables, Paul Piché et Gilbert Lauzon.


Les Respectables

C’est devant un par terre avoisinant les 200 personnes que le groupe rock a fait sa prestation. La température incertaine en a freiné plusieurs, mais les véritables fans du groupe y étaient.


Malgré les performances de rock solide que peuvent nous offrir les Respectables, le spectacle des Francos a prit du temps avant de prendre son envol. Au festival pour promouvoir leur tout dernier opus, Guacamole, c’est lors des interprétations de leur vieux succès que le public s’est enflammé.


Avec leur 40 ans bien sonné, les gars des Respectables peuvent se vanter d’être restés jeunes dans l’âme. L’énergie qui se dégageait de l’espace Loto-Québec aurait bien pu alimenter un village complète. Le public a eu droit à du gros rock, digne des grands groupes internationaux. D’ailleurs, le groupe qui fêtera son 20ième anniversaire dans les prochains jours est présentement en mode séduction sur la scène internationale. On souhaite la meilleure des chances aux Respectables qui on notamment assuré la première partie des Rolling Stones en 2002 à Montréal.



Paul Piché

C’est après 10 ans d’absence, en tant qu’artiste présentant un spectacle solo, que Paul Piché a foulé à nouveau les planches de la scène Ford, dimanche dernier. C’est avec un sourire omniprésent dans la voix qu’il s’est offert au public.


Cette figure de proue de la chanson québécoise s’est laissé bercé par la foule qui fredonnait à pleine voix ses chansons. Quand l’auteur-compositeur-interprète a gratté les premières notes de l’un de ses plus vieux succès, Y’a pas grand chose dans le ciel à soir, les cris et les hurlements de joies on surgit de toutes parts.


C’est dans une complicité incroyable avec son public que Paul Piché a livré sa 12ième performance aux FrancoFolies.



Gilbert Lauzon

Chansonnier depuis 20 ans au 2 pierrots, Gilbert Lauzon est sans contredit celui qui a mi le plus de joie dans le coeur des festivaliers.


C’est autour d’un feu de camp géant, avec sa guitare à la main, que Gilbert a offert les plus grands succès de la chanson québécoise. Le public massé en grande quantité autour du feu de joie s’en est donné à coeur joie en chantant à plein poumons les relectures de chansons qui ont marqué l’imaginaire collectif et la francophonie. Passant de Rivard à Vigneault et d’Offenbach à Noir Silence, Gilbert Lauzon permettait au public de mettre leur touche personnel avec leur demande spécial.


samedi 11 juin 2011

Spectacle ensoleillée sous un ciel gris

Pour cette 3ième soirée aux FrancoFolies, parapluie et imperméable étaient de mis. C’est dans un temps de canards que Brigitte Boisjoli a foulé les planches de la scène Ford, samedi soir.

Malgré le froid et les gouttes d’eau, Brigitte Boisjoli a su mettre du soleil et de la chaleur à la Place des Festivités. Vêtue d’une belle robe vintage à pois, c’est avec le sourire aux lèvres que l’ex-académicienne s’est produite pour la toute première fois sur les planches des Francos. Le public a eu droit aux chanson de son premier album en carrière, dont son succès radio du même nom, Fruits défendus. Sous les notes de saoul et de blues, Brigitte a aussi offert au public sa version de Où je suis de Maurane et c’est avec un brin d’humour qu’elle a interprétée Fais-moi mal Johnny de Boris Vian, notamment. Elle a aussi livrée avec brio un des grands succès de Diane Dufresne, Oxygène. Un pari risqué, mais relevé haut la main avec un relecture tout aussi électrisante. Brigitte a d’ailleurs interprété cette chanson quelques semaines auparavant au Panthéon de la musique canadienne lors de l’intronisation de Luc Plamondon.

Aduler du public, la talentueuse chanteuse ne tient rien pour acquis. Son passage aux FrancoFolies lui a permis de conquérir le coeur de nouveaux admirateurs. Une chance en or pour l’interprète qui a marqué les téléspectateurs lors de son passage dans la dernière mouture de Star Académie. Un avenir très prometteur dans le monde de la musique attend Brigitte Boisjoli.

Un retour à l'adolescence l'espace d'une soirée.

Hier soir, j’ai effectué un retour à l’adolescence. Comment? Tout simplement en assistant à la deuxième journée des FrancoFolies de Montréal. Au programme, Mixmania 2 et Marie-Mai.





Mixmania

C’est devant une marée de jeunes filles et garçons, que les jeunes chanteurs de Mixmania2 ont lancé le début de leur tournée. Le spectacle a commencé avec la chanson thème Chante Chante. Dès lors, le public chantait et dansait même la chorégraphie simultanément. StepZone, le groupe des gras (Alex, Matthieu, Jérémy et Tommy) a ensuite poussé la chanson Chic chick. Quant à Glamies, le groupe des filles et gagnantes de la compétition (Alexandra, Anne-Sophie, Claudia et Emmy), c’est avec Je prend ma place qu’elles ont débutée. Les deux groupes de la seconde mouture de Mixmania ont interprétés toutes les chansons qui se retrouve sur leur premier album sorti la journée même. Ils ont d’ailleurs reçu, à la fin du spectacle, un disque d’or pour les 40 000 copies vendus de leur opus.


Après le spectacle, l’annonce d’une séance d’autographe des jeunes de Mixmania a fait en sorte qu’un raz-de-marée humain s’est dirigés vers l’esplanade de la Place-des-Arts. Neuf ans plus tard, StepZone et Glamies ont autant de succès que les filles d’Aucun Regret et les gars de Défense Urbain de Mixmania1. Vrak.tv a encore une fois visé dans le mille.



Marie-Mai

C’est devant un public bien réchauffé par Mixmania2 que Marie-Mai a fait son apparition. Laissez-moi vous dire que l’énergie volait au-dessus de la Place des Festivités à Montréal.


Quatre ans après sa dernière visite aux FrancoFolies, Marie-Mai a littéralement mis le feu à la scène Ford. En pleine possession de ces moyens, cette ex-académicienne a réussi a gagné le coeur du public québécois au cours des dernières années. À peine avait-elle entamé les premières notes que déjà, la foule massé en grand devant la scène fredonnais les chansons par coeur.


Jeux de lumière et guitare électrique, le public a eu droit a du rock dont seul Marie-Mai est capable de livrer. Elle a interprétée les succès de ses trois albums ainsi qu’un medley d’artistes qui ont influencés son style musical. Deux belles surprises attendaient le public. Lulu Hughes est venue l’instant d’une chanson chanté Tandem en duo avec la rockeuse et un peu plus tard, ce fut Marc Dupré pour sa chanson Si l’on changeait.


Humble et émue, Marie-Mai ne s’est pas caché pour remercier à maintes reprises son public d’être toujours aussi fidèle et nombreux et de lui permettre de faire le métier dont elle a toujours rêvée.

Marjo donne le coup d'envoi aux FrancoFolies 2011

Les FrancoFolies de Montréal se sont ouvertes, jeudi soir, sur un hommage à M. Claude Léveillée, décédé au cours de la nuit précédent le début de l’évènement. Une vidéo de M. Léveillée lors de son passage aux Francos en 2003, alors que l’ont célébrait ses 50 ans de carrière, a été présenté au public. C’est la populaire chanson Frédéric qui a donné le coup d’envoie à cette 23ème édition du Festival. Les organisateurs ont d’ailleurs indiqué que cette édition serait dédiée à M. Léveillée. Sur le site de l’évènement, on peut y constater une photo géante du défunt chanteur au coeur de l’esplanade de la Place-des-Arts.


Par la suite, le spectacle de Marjo et ses hommes, version estivale, à mis le feu aux planches de la scène Ford. C’est en interprétant Amoureuse avec la chouchou du Québec en 2011, Marie-Mai, que la rockeuse a débuté son spectacle. Fait a souligné, il y avait très peu d’hommes au côté de Marjo, contrairement à son spectacle au Centre Bell.


Cette fois, Eric Lapointe, Yann Perreau, Daniel Boucher, Antoine Gratton, Daniel Lavoie et Steve Veilleux manquaient à l’appel. De plus, aucun membre de la formation de Corbeau ni était. Comme il s’agissait d’un spectacle gratuit, on ne peut se plaindre, mais juste le souligner.


Parmi ceux qui ont répondus présents, Martin Deschamps y était pour interpréter Fais pas l’fou; Luc De Larochellière pour Y’a des matins; Quand à Jonathan Painchaud, c’est avec la chanson Illegal qu’il a fait son duo.


Marjo et tous ses hommes ont terminés la soirée en interprétant Les Yeux du Coeur du disparu depuis longtemps, Gerry Boulet. Ce moment tombait bien, avec la sorti du film Gerry qui sort en salle la semaine prochain. Marjo a prit le temps d’expliquer sa rencontre en 1980 avec Gerry. D’ailleurs, lors de son interprétation de la chanson de l’ex-leader d’Offenbach, on a revu Gerry, sur écran géant, notamment lors de son passage à l’ADISQ avec Marjo.


C’est avec générosité que Marjo a permis de faire revivre deux grands de notre musique québécoise en ouverture et clôture de son spectacle. Malgré la pluie qui tombait, le public est resté jusqu’à la toute dernière note poussée.


Fait a noté. Pas moins de 150 spectacles extérieurs gratuits seront présentés du 9 au 18 juin dans le cadre des FrancosFolies de Montréal. C’est un rendez-vous pour tous amateurs de musiques francophones.


mercredi 20 avril 2011

Les grands sapins ne meurent jamais. Ils restent droit, ils tiennent bon. Ils se moquent du vent et dansent dans la tempête.

Tu crois que je suis heureuse, car je te dis que je vais bien. Tu me crois parce que tu me vois souris, tu me vois rire et mes yeux brillent. Mais si seulement tu voyais au fond de mon coeur l'orage qui gronde, tu t'apercevrais que je ne vais pas bien du tout et que je dis simplement que tout est beau pour seulement oublier ce que je vis présentement. Tu saurais que si je souris et que je ris, c'est seulement pour ne pas pleurer et que si mes yeux brillent, c'est que mes larmes sont prêtes à tomber à tout moment.


J'ai l'air d'un brave petit soldat, mais je cri en dedans. Il y a cet armure en métal qui pèse sur mes épaules. De plus en plus. Cette barrière fictive que je me suis crée a cédé sous le poids de l'orage. Plus rien ne me protège des tempêtes qui guettent le rivages de mon être. Rester forte. Regarder de l'avant en me disant que le soleil reviendra. Espérer a tellement y croire que je fini par ne plus croire en rien. Le petit soldat est atteint. Touché telle une cible dans un champs désert. Il est seul, terriblement seul dans la tempête qui gronde. Mais il tient bon. Il ne vit plus, il survit.

vendredi 25 mars 2011

Ce n'est pas un refus qui m'empêchera de rêver!

Il y a un an, je recevais une enveloppe du Cégep de Jonquière. Dedans, ma réponse pour le programme d’une vie. Résultat: Refus! J’étais démolie, anéantie. On venait carrément de me dire que je n’avais pas le talent nécessaire, ou plutôt, les notes suffisantes pour être admise. On m’offrait la possibilité de créer un portfolio pour m’essayer en deuxième tour. Laissez-moi vous dire que le refus me démoralisait tellement que je n’avais pas envie de me battre pour une place tellement convoitée.


Je me suis alors mise à dire aux personnes qui m’entouraient que je n’avais pas été admise et que je n’avais pas nécessairement envie de passer ma vie à me battre pour avoir une place. Avoir ma place! Vous ne serez pas surpris si je vous dis que tout le monde me disait de foncer et d’aller aux bouts de mes rêves. Je ne parle que de communications depuis que je suis hautes comme trois pommes. C’était une claque en pleine face de se faire dire non à un rêve. Mais après mur réflexion, je me suis dis que si j’abandonnais à chaque refus que je recevais, je ne ferais probablement rien dans ma vie. Je me suis retroussée les manches et j’ai commencée à bâtir mon portfolio. À reculons, certes, par peur d’avoir mis tant d’effort pour recevoir à nouveau un non!


Aujourd’hui, ça fait 7 mois que je vis à Jonquière et que je vis mon rêve. Je suis ATMienne! Bien évident, avec cette phrase, vous vous doutez que j’ai été admise avec mon portfolio. Je dois vous avouez que je ne regrette absolument pas de m’être battue pour ma place. À chaque fois que je rentre dans le Pavillon ATM, j’ai le sourire au visage, car depuis mon tout jeune âge, on me parle de cet endroit pour les communications et j’y suis. J’avais peur au début de quitter famille et amis pour aller m’installer à six heures de route de mon chez-moi, mais lorsqu'on a un rêve, il faut y croire jusqu’au bout et ne pas avoir peur de faire des sacrifices pour le réaliser.


La vie nous apporte nos lots d’épreuves et il y a des détours à prendre parfois, mais quand on y croit vraiment, on y arrivera. «Tous les chemins mènent à Rome» comme dit le proverbe.


"La route est longue, mais elle me sourit..."


jeudi 10 mars 2011

L'art de se mettre les pieds dans les plats

Dans la vie, j’ai souvent le don de me planter les deux pieds dans la même bottine. Laisser moi vous dire que le mur, je le frappe à mainte reprise. Je me relève en me disant que plus jamais je ne referai la même erreur et pourtant, je fonce à nouveau tête première dans le mur.


Quand tu essaie de réparer les pots cassés et que la seule chose que tu réussi à faire c’est brisé le pot encore plus, tu te sens réellement mal intérieurement. Stupide! En faite, le sentiment ne s’explique même pas.


J’ai toujours été contente d’avoir un bon sens de la répartie et d’avoir une spontanéité, mais dans ces moments, comme aujourd’hui, je trouve plus que le tout est un fardeau sur mes épaules. Dans le spontané d’une situation, sans même réfléchir, on passe à l’acte, sans même penser aux conséquences. Quand on se réveil un matin et qu’on réalise où le tout à mener, on a juste envie de s’enfermer pour le restant de nos jours. La pire chose qu’un humain veut sur Terre, sauf exception, c’est de faire du mal à autrui. Quand c’est des personnes proches qui sont victimes de cette satané spontanéité, ça me blesse encore plus.


Une amitié de plus de brisée. Une de plus! Un jour, il n’y aura plus rien. Le mur sera trop fort, trop solide que rien ne pourra lui résister. Même mon armure de soldat que je me suis créée pour passer à travers la vie ne sera assez fort. À ce moment, il sera trop tard. Ce sera la fin du combat.



Je serai seule!

Seule au monde...


C'est trop long et nous sommes en panne de rire

Pas de sourire, juste des larmes
Nous sommes fatigués de tomber
et de n'être qu'un désastre
Nous l'avons été pendant des années

Il n'est jamais trop tard
On se lève et on recommence
S'accrocher le plus fort que l'on peut
Ne pas se contenter de la pluie et du froid
Retenir, encore une fois, ces larmes

Se dire que tout est à nouveau possible

De plus en plus, je commence à réaliser
Que je peux atteindre mon futur
Je prend conscience que malgré la peur
Malgré les erreurs du passé
Malgré, même, la douleur des mots sauvages
Je suis celle qui façonne ma vie
Et Comme forme, je lui donne
L'aspect de se réaliser

-Texte de Nancy Blais-